Lieu : Plailly Oise (60)

Conception et réalisation, livraison 1989

Maître d’ouvrage : Parc Astérix

Programme : Parc d’attraction, Parkings, Secteur de maintenance,  Zone de protection

Surface du site : 45 ha;

Surface du parc: 20 ha

Montant des travaux H.T. : 88 M s

Particularité : conception et réalisation du secteur Sud du Parc pour M. Kalt architecte, Alain Provost paysagiste, Pierre Tchernia, Raoul Franco, scénographe

 

LE PARC ASTERIX

SUCCESS STORY

 

Définir la principale qualité du parc Astérix, ce serait peut-être dire qu’au delà de l’axe fondateur du projet qu’est la bande dessinée, il répond à toutes les exigences d’un parc d’attraction tout en ne ressemblant à rien de connu auparavant. L’équipe chargée de le concevoir a choisi de privilégier l’humour et l’émotion, une magie qui ne serait pas conventionnelle mais réellement éprouvée par les 20 000 visiteurs attendus chaque jour. Comment y parvenir en échappant aux règles du genre, c’est toute l’aventure du parc Astérix. L’histoire débute en 84, lorsqu’Albert Uderzo, créateur avec René Goscinny de la bande dessinée, convainc Eric Licoys, de la Barclay Bank, de l’idée d’un parc à thèmes. Le groupe Accor, la Générale des Eaux, la société Dumez se joignent au projet et un programme simple est confié aux architectes : un parc Astérix qui accueille deux millions de visiteurs par an. A ce stade, le parc est avant tout un produit commercial et c’est sa finalité première. Les architectes visitent des parcs dans le monde entier tandis qu’une équipe de spécialistes américains détermine le nombre et le type d’attractions nécessaires. Dès le départ, architecture et spectacle sont intimement liés, dans une réflexion sensible qui associe le plaisir de l’invention à l’intelligence des techniques. Peu à peu le programme connaît sa métamorphose : efficace mais par le biais de la culture et de l’imaginaire.

URBANISME ET SEQUENCES VISUELLES

 

Comme toute fiction, l’effet d’illusion est le résultat d’une savante recherche sur la perception. C’est ainsi que l’univers onirique créé par l’architecture dans le parc est né d’une idée tout à fait nouvelle au genre : construire une ville d’attraction plus q’un parc, c’est à dire, sur le plan volumétrique, organiser les vides et non additionner les pleins. Le premier dessin n’est pas celui d’une façade et la première démarche n’est pas stylistique, mais bien urbanistique. Un plan masse vient graver la présence encore virtuelle de la ville dans le paysage, où elle trouve sa place entre les éléments végétaux, l’eau du lac et le ciel, à la manière d’une vraie ville. Mais la logique interne de la ville, qui alterne les vides et les pleins selon un plan d’ensemble qui lui assure sa cohésion, est mise au service d’un projet : émerveillement, surprise, divertissement. C’est ainsi qu’en réalité, l’architecture devient un travail sur l’espace et le temps dans le sens où elle vise à en modifier la sensation.